Opération de l’anévrisme de l’aorte : prévention et traitement des maladies artérielles

L’anévrisme de l’aorte est une dilatation anormale de la paroi de l’aorte, principale artère du corps humain.
S’il n’est pas traité, il peut se rompre et entraîner une hémorragie interne grave. Dans plus de 80 % des cas, l’anévrisme de l’aorte se développe au niveau de l’aorte abdominale.
Actuellement, le facteur prédictif de rupture le plus précis est le diamètre maximal de l’anévrisme. Le risque de rupture augmente de manière significative au-delà de 5 cm.

Une opération d’anévrisme de l’aorte permet de prévenir ce risque.

Le Dr Guilhem Seban, chirurgien vasculaire à Annecy, Annemasse et Genève, pratique ces interventions selon les recommandations internationales les plus récentes, dans un cadre sécurisé.
Il a été le premier chirurgien à réaliser la pose d’une endoprothèse pour anévrisme de l’aorte en Haute-Savoie.

Qu’est-ce qu’un anévrisme de l’aorte ?

L’aorte transporte le sang du cœur vers l’ensemble du corps.
Un anévrisme correspond à une dilatation localisée de cette artère avec perte de parallélisme de ces bords. 

Les formes les plus fréquentes concernent :

  • L’aorte abdominale (sous les reins), la plus souvent touchée dans 80% des cas ;
  • L’aorte thoracique, plus rare mais tout aussi dangereuse.

La rupture d’un anévrisme est une urgence vitale avec un taux majeur de mortalité : la prévention et le dépistage sont essentiels.

Les causes et facteurs de risque

Le diamètre de l’anévrisme reste le facteur prédictif majeur de la rupture, mais d’autres variables, telles que la croissance rapide, la présence d’un thrombus mural, la morphologie multilobulée, la tension pariétale, ainsi que les paramètres cliniques (âge, tabagisme, antécédents familiaux, hypertension) viennent moduler substantiellement le risque individuel. Les dernières avancées insistent sur l’intégration d’éléments biomécaniques et d’imagerie de haute résolution pour une stratification plus personnalisée du risque. L’IA couplée à la radiologie et à la biologie moléculaire pourra apporter une estimation précise du risque de rupture et adapté les timing du traitement à ces données.

Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer un anévrisme :

  • Hypertension artérielle ;
  • Tabac (facteur majeur de fragilisation des artères) ;
  • Antécédents familiaux d’anévrisme (risque génétique) 
  • Âge supérieur à 70 ans ;
  • Athérosclérose (accumulation de dépôts sur les parois artérielles).

Un suivi régulier est recommandé chez les personnes à risque, notamment par échographie ou scanner de dépistage.

Les modalités du dépistage des anévrismes de l’aorte :

  • Hommes âgés de 65 à 75 ans ayant fumé, même si arrêt du tabac depuis moins de 20 ans, ou fumeurs actifs (défini par au moins une cigarette/jour).​
  • Hommes de 50 à 75 ans avec antécédent familial d’anévrisme de l’aorte abdominale au premier degré (père, mère, frère, sœur).​

En France, le dépistage systématique n’est pas organisé mais recommandé de façon opportuniste chez ces groupes à risque. L’indication chez la femme est plus discutée et généralement proposée en cas de facteur de risque cardiovasculaire majeur ou d’antécédent familial.

Symptômes d’un anévrisme de l’aorte

Dans la majorité des cas, l’anévrisme évolue sans symptôme.
Il est souvent découvert par hasard, au cours d’un examen radiologique.

Lorsqu’il devient symptomatique, il peut provoquer :

  • Une douleur abdominale ou lombaire persistante ;
  • Une sensation de pulsation dans le ventre ;
  • Une fatigue ou essoufflement inhabituel.

Une douleur intense et soudaine peut annoncer une rupture imminente : il s’agit alors d’une urgence chirurgicale.

Diagnostic et surveillance

Le diagnostic repose sur des examens d’imagerie :

  • Échographie Doppler : examen de première intention, rapide et indolore ;
  • Scanner (angio-TDM) : permet de mesurer précisément le diamètre de l’anévrisme et de planifier la chirurgie ;
  • IRM vasculaire, selon les cas particuliers.

Le Dr Seban détermine la fréquence du suivi en fonction de la taille de l’anévrisme :

  • < 4 cm → simple surveillance annuelle ;
  • entre 4 et 5 cm → contrôle semestriel ;
  • entre 5 et 5,5 cm → discussion d’une intervention
  • ≥ 5,5 cm → opération de l’aorte recommandée.

Quand envisager une opération de l’anévrisme de l’aorte ?

Une opération de l’aorte est indiquée :

  • lorsque l’anévrisme atteint une taille critique (≥ 5 à 5,5 cm) ;
  • lorsqu’il augmente rapidement de volume ;
  • ou lorsqu’il devient symptomatique ( douloureux)

L’objectif est de prévenir la rupture en consolidant ou en remplaçant la portion fragilisée de l’aorte.

Techniques chirurgicales utilisées

Techniques chirurgicales utilisées

Chirurgie ouverte

Technique classique consistant à remplacer la partie dilatée de l’aorte par une prothèse synthétique (tube en Dacron ou en Goretex).
Elle nécessite une incision abdominale ou thoracique selon la localisation de l’anévrisme.

Avantage : traitement durable .

Inconvénients : temps d’hospitalisation long, complications supérieurs à aux techniques endovasculaires per-cutanées, risques de saignement et risque de dysfonctions sexuelles, infections et risques de nécrose du colon avec poche définitive.

Dans tous les cas le chirurgien détermine le niveau de risque du patient et lui propose la solution la plus adaptée à son cas particulier.

Chirurgie endovasculaire (pose d’endoprothèse)

Cette approche mini-invasive consiste à introduire une endoprothèse par les artères fémorales, afin d’exclure de la circulation l’anévrisme (le sang circule dans l’endoprothèse mais par dans l’anévrisme. On met un tuyau sain dans le tuyau dilaté)
L’intervention se fait sous anesthésie générale ou loco-régionale, avec une récupération rapide.

Avantages :

  • Pas d’ouverture abdominale ;
  • Séjour hospitalier court (1 à 3 jours) ;
  • Récupération rapide et peu de douleurs post-opératoires.

Le Dr Seban pratique régulièrement cette technique, appelée EVAR (EndoVascular Aneurysm Repair), reconnue comme la méthode de référence pour de nombreux patients.

Suivi post-opératoire

Après l’intervention :

  • Surveillance en unité spécialisée pendant 24 à 48 h ;
  • Contrôle échographique ou scanner à 1 mois, puis à 6 mois ;
  • Suivi annuel pour vérifier la stabilité de la prothèse ou de la zone opérée. La surveillance des endoprothèses doit durer 5 ans. 

Le suivi à long terme est essentiel pour garantir la durabilité du traitement et prévenir toute complication.

Une chirurgie artérielle de précision

Le Dr Guilhem Seban met son expertise en chirurgie vasculaire et endovasculaire au service de chaque patient, avec une approche :

  • fondée sur la sécurité et la prévention,
  • soutenue par les techniques d’imagerie les plus avancées,
  • et toujours personnalisée selon le profil et les antécédents du patient.

📍 Consultations à Annecy, Annemasse et Genève.

Une chirurgie artérielle de précision

Le Dr Guilhem Seban met son expertise en chirurgie vasculaire et endovasculaire au service de chaque patient, avec une approche :

  • fondée sur la sécurité et la prévention,
  • soutenue par les techniques d’imagerie les plus avancées,
  • et toujours personnalisée selon le profil et les antécédents du patient.

📍 Consultations à Annecy, Annemasse et Genève.