L’échothérapie HIFU (High Intensity Focused Ultrasounds) des varices utilise des ultrasons focalisés pour refermer une veine malade à travers la peau, sans incision et sans introduire de cathéter dans la veine. Cette technique ne nécessite aucune hospitalisation.

L’échothérapie peut s’appliquer à des veines ni trop superficielles ni trop profondes par rapport à la peau. Les critères anatomiques sont importants et déterminés par le chirurgien vasculaire. Cet article explique son mécanisme, ce que disent les études publiées, leurs limites, et comment se décide son indication.

En bref : l’échothérapie, ou HIFU (ultrasons focalisés de haute intensité), chauffe localement la paroi d’une veine insuffisante sous guidage échographique pour provoquer sa fermeture. Les résultats en termes d’occlusion sont au moins égaux aux autres techniques (laser endoveineux et radiofréquence, qui sont réalisés au bloc).

Comment les ultrasons focalisés referment-ils une veine ?

L’échothérapie HIFU (High Intensity Focused Ultrasounds) est une technique qui concentre des ultrasons de haute intensité sur un point précis de la veine pour la chauffer et provoquer sa fermeture. Elle s’adresse à l’insuffisance veineuse, maladie dans laquelle les valvules de la veine ne ferment plus correctement : le sang redescend dans la veine au lieu de remonter vers le cœur, la veine se dilate et des varices apparaissent.

Le principe est comparable à celui d’une loupe : les ultrasons, inoffensifs lorsqu’ils traversent la peau de façon diffuse, sont concentrés en un petit volume où l’énergie s’accumule. Sur la page du site consacrée à cette technique, la température atteinte au point focal est d’environ 80 à 85 °C, et chaque impact a la taille d’un grain de riz. Les impacts sont répétés le long de la veine, sous contrôle échographique en temps réel. La paroi chauffée se rétracte, la veine se referme, puis l’organisme la résorbe progressivement. Le sang emprunte alors d’autres veines saines.

La différence avec le laser endoveineux ou la radiofréquence tient au trajet de l’énergie : ces techniques passent par l’intérieur de la veine, grâce à une fibre ou un cathéter, alors que le HIFU agit de l’extérieur. Pour en savoir plus sur cette approche, consultez la page traitement des varices sans chirurgie par HIFU.

Schéma de l’échothérapie HIFU : ultrasons focalisés, veine ciblée, coagulation thermique et fermeture

Ce que disent les études, et leurs limites

Plusieurs séries ont été publiées ces dernières années. Une étude italienne (Casoni et coll., Phlebology, 2024) a suivi 188 membres traités pour une insuffisance de la grande veine saphène. Les auteurs rapportent un rétrécissement ou une fermeture de la veine traitée chez environ 98 % des membres à 12 mois. Une autre série, rétrospective, publiée dans le Journal of Vascular Surgery: Venous and Lymphatic Disorders en 2025, a évalué le HIFU dans le cadre de la stratégie CHIVA, avec un suivi moyen de 14 mois (de 1 à 50 mois) et une fermeture du point de fuite d’environ 94 % à 12 mois.

Ces résultats sont excellents et font dire au Dr Guilhem Seban, chirurgien vasculaire à l’Hôpital Privé Pays de Savoie, que l’échothérapie HIFU deviendra la technique de référence d’ici quelques années.

À qui l’échothérapie peut-elle être proposée ?

L’échothérapie ne convient pas à tous les patients ni à toutes les veines. Selon la présentation du Dr Seban sur son site, elle peut être discutée dans plusieurs situations :

  • les patients fragiles, par exemple en cas de troubles cutanés importants liés aux varices ;
  • les patients qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas bénéficier de la chirurgie ou des techniques thermiques endoveineuses ;
  • les veines tortueuses ou difficiles d’accès, ou certaines zones profondes ;
  • les patients à risque hémorragique, avec des troubles de cicatrisation ou une phobie de la chirurgie ;
  • tous les cas où une veine saphène est incontinente et doit être traitée pour supprimer l’insuffisance veineuse.

À l’inverse, la technique n’est pas adaptée lorsque l’anatomie ou le type de reflux ne s’y prête pas, ce que seul l’écho-Doppler permet d’apprécier. Dans ces cas, d’autres solutions sont plus appropriées : sclérothérapie, laser endoveineux, radiofréquence ou chirurgie, présentées sur la page varices : laser endoveineux, radiofréquence et chirurgie.

En consultation : comment se décide l’indication

Le Dr Guilhem Seban, chirurgien vasculaire et endovasculaire à Annemasse (Hôpital Privé Pays de Savoie), rappelle que tout commence par un écho-Doppler veineux. Cet examen vérifie quelle veine reflue, son calibre, sa profondeur sous la peau, son trajet et l’état du réseau profond. Ces éléments conditionnent la faisabilité du HIFU, comme celle de toute technique.

Les questions les plus fréquentes des patients concernent la douleur, la reprise des activités et le remboursement. Le médecin y répond au cas par cas, en exposant les avantages possibles, les effets indésirables possibles (par exemple une rougeur, une sensation de brûlure cutanée ou des ecchymoses localisées), les limites et les alternatives. Aucune technique ne dispense d’un suivi : la maladie veineuse peut évoluer, et de nouvelles varices peuvent apparaître avec le temps. Pour connaître le parcours du praticien, consultez la page du Dr Guilhem Seban, chirurgien vasculaire.

Avant, pendant et après la séance

Avant la séance, le bilan comprend l’écho-Doppler et une discussion sur les antécédents et les traitements en cours. Vous ne devez modifier aucun traitement de votre propre initiative, notamment un anticoagulant : seul le médecin peut le décider. Un devis est systématiquement remis avant l’acte, car la technique n’est pas remboursée par l’Assurance maladie ; il peut être transmis à votre mutuelle pour un éventuel remboursement.

  1. Repérage : la veine à traiter est localisée par échographie, grâce à l’échographe intégré à la tête de traitement.
  2. Traitement : les ultrasons sont délivrés à travers la peau, impact après impact, sans incision.
  3. Suites : les consignes sont adaptées à chaque patient. Selon la présentation du site, un contrôle est prévu après le geste, et un traitement anticoagulant préventif peut être prescrit dans certains cas.

La technique n’exclut pas la nécessité d’un suivi à distance. Le contrôle échographique permet de vérifier que la veine s’est bien refermée, et de décider d’un éventuel geste complémentaire, par exemple une sclérothérapie sur de petites varices résiduelles.

Questions fréquentes

L’échothérapie des varices est-elle remboursée ?

Non, elle n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. Un devis est remis avant l’acte et peut être transmis à votre mutuelle, qui peut prévoir une prise en charge selon votre contrat.

Le HIFU est-il aussi efficace que le laser ou la radiofréquence ?

Oui, les taux d’occlusion sont au moins équivalents à ceux du laser ou de la radiofréquence. Complétée à l’écho-sclérose à la mousse pour traiter les varices superficielles, la technique donne des résultats spectaculaires et évite toute hospitalisation.

Le Dr Guilhem Seban, qui a été le premier à introduire en Haute-Savoie le traitement de l’insuffisance veineuse par laser endoveineux, affirme que l’échothérapie HIFU deviendra la référence dès que la technique, très peu coûteuse pour l’Assurance maladie (pas d’arrêt de travail, pas d’hospitalisation), sera remboursée.

Le traitement par ultrasons est-il douloureux ?

La tolérance varie d’un patient à l’autre. Une gêne ou une sensation de chaleur sont possibles pendant ou après la séance. Une anesthésie locale peut être réalisée (comme chez le dentiste, par exemple). Le médecin vous informe des suites attendues avant le geste.

La procédure peut durer plus d’une heure et l’équipe du Dr Guilhem Seban peut proposer un casque de réalité virtuelle durant l’intervention.

Ne faut-il pas confondre ce traitement avec le HIFU du visage ?

Si, ce sont deux usages différents des ultrasons focalisés. Le HIFU veineux traite une veine malade sous contrôle échographique ; il ne s’agit pas d’un traitement esthétique.

Pour savoir si l’échothérapie correspond à vos veines, vous pouvez prendre rendez-vous pour un bilan veineux avec écho-Doppler auprès du Dr Seban, à l’Hôpital Privé Pays de Savoie à Annemasse, ou en visioconférence pour une première consultation, via la page contact ou la prise de rendez-vous en ligne.

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Cet article est une information générale. Il ne remplace pas une consultation médicale : seul un examen clinique et un écho-Doppler permettent de proposer un traitement adapté à votre situation.